Quand consulter un thérapeute et décider d’être accompagné?
Il n’est pas toujours facile d’effectuer ce premier pas et c’est une démarche active de votre part qui demande du courage, de la volonté et de la détermination. Il vous faut réussir à vous mobiliser et être en capacité de dépasser une problématique qui engendre de la souffrance. Vous la vivez peut-être au quotidien ou la subissez dans vos interactions avec un environnement spécifique.
Pour quelles raisons consulter ?
Il peut s’agir de difficultés au travail ou bien chez vous, des conflits récurrents dans votre couple. Vous rencontrez par exemple une situation pesante, des problèmes conjugaux, des problèmes familiaux, des difficultés de communications, ou encore vous vivez une parentalité compliquée.
Frustrations, maladies, colères, violences, isolement, troubles anxieux, problèmes de comportement, perte d’estime de soi et de confiance en soi, manque de reconnaissance, « Burn-out » , deuil, angoisses, dépression, échec scolaire, souffrance face à une situation de handicap, … la liste est longue ! Multiples sont les raisons qui, lorsqu’une personne les rencontre ou doit y faire face indirectement, engendrent le risque de rigidifier ses représentations, voire d’entrer dans le fameux « triangle de Karpman » . Certains se diront que ce n’est pas juste. Ils seront envahis par une charge émotionnelle. Cela peut conduire à cibler un responsable, ou entrer dans le déni, l’évitement …
Pour autant, beaucoup se rejoindront sur un questionnement pertinent: « comment faire pour aller mieux? » , « comment se sortir d’un problème envahissant qui pollue mon quotidien? ».
Envisager le soutien d’un thérapeute pour y voir plus clair
Si cette réflexion vous fait écho, cet article vous confortera peut-être dans l’idée d’aller plus loin pour espérer un changement. En effet, c’est à partir de là que vous serez en mesure d’accepter l’aide d’un tiers, en l’occurrence un professionnel, un thérapeute, un praticien qui vous apportera son expertise. Ses hypothèses viseront surtout à s’inscrire dans le cadre d’une relation d’aide. Il veillera en particulier à installer et préserver une relation de confiance.
Mieux comprendre un symptôme, quelle en est la fonction, c’est un réel enjeu que l’analyse systémique met au service de la thérapie.
Nombreux sont ceux qui, en premier lieu, se tourneront vers leurs proches et amis pour évoquer leur situation, là ou d’autres intérioriseront le problème et prendront sur eux pour assumer une réalité douloureuse. Dans les deux cas, le risque est grand de renforcer une certaine subjectivité. Renforcement des croyances, de la « carte du monde » inhérente à tout individu vivant en société. On peut aussi se questionner sur la neutralité « officielle » des réponses en raison des prises de positions lorsqu’il s’agit de son propre entourage. Cela peut mener à de lourdes conséquences relationnelles, sociales, psychiques car l’affect est sans aucun doute le premier obstacle rencontré.
Le rôle du thérapeute
Le thérapeute est là pour proposer une écoute et une attention bienveillante qu’il mettra en lien avec ses compétences, son savoir-être et son expérience. Il est en mesure de repérer les dynamiques relationnelles subséquentes ou antérieures à un événement.
Stéphane janès, Thérapeute conjugal et familial à Erquinghem le Sec.